
Je le remplis chaque soir au cas où, et je ne bois presque jamais.
Il se réveille intact, avec de minuscules bulles accrochées au verre, comme si l'eau aussi avait passé la nuit blanche.
Personne n'a rien signé, mais c'est un contrat : lui surveille ma soif, je surveille son calme.
Au matin je le vide dans le pot de la plante. La soif et la peur, à bien y regarder, s'arrosent pareil.