
Tu ne t'élèves pas au niveau de tes objectifs : tu retombes au niveau de tes systèmes. C'est l'une des idées les plus citées de «Un rien peut tout changer», de James Clear, et elle démonte la moitié du genre du développement personnel.
L'argument : gagnants et perdants partagent les mêmes objectifs. Tous les candidats veulent réussir l'examen ; toutes les équipes veulent le titre. L'objectif ne distingue personne. Ce qui sépare, c'est le système : ce que tu fais chaque mardi après-midi quand personne ne regarde.
Les objectifs, de plus, ont un défaut de conception : ils repoussent le bonheur («je serai heureux quand j'y arriverai») et s'éteignent une fois atteints. C'est pourquoi tant de gens retombent dans leurs travers après la course ou l'examen. Le système ne s'achève jamais : c'est une façon de vivre. Tombe amoureux du processus et les résultats viendront te chercher.