
En 2007, Bar-Eli, Azar, Ritov, Keidar-Levin et Schein ont publié dans le Journal of Economic Psychology une analyse de 286 penaltys tirés en Ligue des champions, en Copa del Rey espagnole, en Coupe du monde et en Bundesliga. Les chiffres :
1. Les gardiens plongent d'un côté 94% du temps. Ils restent au centre seulement 6% du temps. 2. Les tirs partent à gauche 32% du temps, à droite 39%, et au centre 29%. 3. Le meilleur pourcentage d'arrêts revient aux gardiens qui n'ont pas bougé : ils ont stoppé 33% des tirs qui allaient au milieu. En plongeant à gauche, 14%. À droite, 13%.
On appelle cela le biais d'action. Interrogés par la même équipe, presque tous les gardiens ont reconnu qu'un but encaissé sans avoir bougé faisait plus mal qu'un but encaissé en plongeant et en manquant. Il est plus facile de justifier « j'ai essayé » que « je n'ai rien fait » : devant les cages, dans une salle de réunion, dans votre boîte mail.