
Deux personnes ayant le même talent peuvent finir dans des destins opposés à cause d'une seule croyance. Dans «Osez réussir !», la psychologue Carol Dweck l'appelle l'état d'esprit fixe face à l'état d'esprit de croissance : croire que l'aptitude est quelque chose qu'on possède ou quelque chose qu'on entraîne.
Dans ses expériences avec des enfants, un seul type d'éloge changeait le comportement : ceux qui entendaient «comme tu es intelligent» se mettaient à éviter les défis, parce que chaque difficulté menaçait leur étiquette. Ceux dont on louait l'effort demandaient des problèmes plus difficiles.
L'état d'esprit fixe transforme chaque échec en verdict ; celui de croissance, en donnée. Dweck propose un mot charnière : «encore». Ce n'est pas «je ne sais pas le faire», c'est «je ne sais pas encore le faire». Le mot est petit. La porte qu'il ouvre ne l'est pas.